Strasbourg, ville pionnière : « parcs sans tabac » pour arrêter de fumer

A l’unanimité le Conseil municipal de la ville de Strasbourg a déclaré, le lundi 25 juin, l’ensemble de ses parcs des zones « non-fumeurs ». Désormais, sera interdit de consommer des cigarettes dans les parcs et jardins de la ville. Cette mesure sera appliquée graduellement à partir du 1er juillet.

C’est une première en France : les 42 conseillers municipaux de la ville de Strasbourg ont voté à l’unanimité, lundi 25 juin, l’interdiction de fumer dans les parcs et jardins publics. D’après les résultats de la phase test menée depuis fin 2017, dans  le parc de la Citadelle, situé à côté du quartier de l’Esplanade, la décision était sans appel : 71 % des non fumeurs et 57 % des fumeurs étaient favorables à cette mesure.

Élaborée en partenariat avec la Ligue contre le cancer, qui est à l’initiative de la création du label « Espace sans tabac » et récemment « Ville sans tabac ». La mesure « parcs sans tabac », s’appliquera dans les six principaux parcs publics de la ville, puis sera généralisée à tous les espaces verts publics.

Objectif principal : la diminution du tabagisme

Une fois de plus, la Ville de Strasbourg prend une initiative avant-gardiste dans la lutte contre le tabac. En 2014, elle fut la première ville de France à interdire de fumer à proximité de certaines aires de jeux.

Cette fois, la mesure sera étendue dans l‘ensemble de ses parcs publics. L’objectif, bannir le tabac de l’espace public et lutter contre les conséquences environnementales et de santé liés au tabagisme.

Dans un premier temps des panneaux « Parc sans tabac » ainsi que des cendriers seront installés aux entrées de parcs afin d’inviter les fumeurs à écraser leur cigarette. 

Pour le moment, pas de contravention, simplement des médiateurs volontaires de la santé, pour sensibiliser aux dangers du tabagisme et orienter les fumeurs vers des professionnels, qui sauront encadrer et soutenir leur arrêt de la cigarette. Mais à partir du 1er janvier 2019, fumer ou jeter un mégot dans un parc fera l’objet d’une amende de 68 euros.

Le tabagisme passif, aussi dangereux que le fait de fumer soi-même ?

Contrairement aux idées reçues, la fumée de cigarette générée par le tabac peut être quatre fois plus toxique, que la fumée inhalée par le fumeur.

Elle contient plus de 4 000 substances chimiques parmi la nicotine, des irritants, des produits toxiques (monoxyde de carbone par exemple), ainsi que plus de 50 substances qui peuvent provoquer ou favoriser l’apparition de cancer.

Le Ministère des Solidarités et de la Santé estime que chaque année, 3 000 à 5 000 personnes meurent à cause du tabagisme passif.

Les enfants sont les principales victimes de ce tabagisme passif, qui augmente chez eux le risque de développer une infection respiratoire ou des crises d’asthme, de souffrir d’un retard de croissance et d’un petit poids à la naissance (si la mère ne fume pas, mais respire la fumée produite par son entourage). A l’âge adulte, le tabagisme passif augmente de 25% le risque de développer un cancer du poumon.

Pour répondre à ces risques, de plus en plus d’États, dont la France, tendent à interdire la consommation de tabac dans les espaces publics extérieurs, comme les parcs et aires de jeux.

D’autres zones non-fumeurs continuent à s’installer.

En 2017, la Ligue contre le cancer avait labellisé 53 plages françaises « Plages sans tabac ». La première plage sans tabac avait été inaugurée à Nice en 2012.

Pour aller plus loin :

http://www.tabac-info-service.fr/

Tabac Info Service au 39 89

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