A Bruxelles : un arbre sera planté pour chaque naissance dès 2020

Dans le cadre de son Plan Climat, adopté en mai 2018, la Ville de Bruxelles plantera un arbre dans un pays du Sud, pour chaque bébé né sur son territoire.

Un engagement écologique

Cette mesure, baptisée « Baby Boom » , fait partie du plan d’action pour le climat initié par la ville en continuité de l’Agenda 21 lancé en 2008, avec un double objectif. Le premier est de « participer à la dimension internationale demandée par la Convention des Maires, en aidant à la reforestation dans les pays du Sud », peut-on lire sur le site du Plan Climat. Le second vise à réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

Zoubida Jella, échevine des Espaces Verts, précise à la RTBF :

En tout cas, c’est une mesure symbolique qui permet de souligner auprès du public l’enjeu lié à l’environnement. Il y a un vrai besoin d’éducation à l’environnement

Des objectifs économiques et de solidarité internationale sont aussi à atteindre grâce à la reforestation dans les pays du Sud en collaboration avec les ONG.

3000 naissances par an

Chaque année, environ 3000 naissances sont enregistrées sur le territoire bruxellois, d’après les estimations de la ville. Si un arbre est planté pour chaque nouveau né, la réduction du taux de CO2 pourrait s’élever à 13 tonnes par an. Le budget est estimé à 25 000 euros.

Les premières plantations devraient être réalisées fin 2019 ou début de l’année 2020. A chaque nouvelle naissance, les parents se verront remettre une carte, lors de l’inscription du nouveau-né dans les registres communaux, les informant qu’un arbre sera planté en son nom dans un pays du sud.

Une action symbolique, mais pleine d’avenir et un beau cadeau pour les familles.

Des mesures concrètes pour le climat

Parmi les autres mesures inscrites dans le Plan Climat « la Ville de Bruxelles souhaite développer un outil en ligne destiné aux habitants ou groupes d’habitants qui souhaitent demander un permis de végétaliser ».

Selon Zoubida Jellab, « nous avons eu plusieurs épisodes caniculaires et il est nécessaire de rafraîchir la ville par la verdurisation. Il ne s’agit pas juste d’améliorer la qualité de vie, de rendre la ville plus agréable, mais de lutter aussi contre la pollution. Les arbres sont d’efficaces filtres à pollution. »  (propos recueillis par la RBTF).

La ville souhaite également faire davantage de place aux toitures végétales, expérimenter l’éco-pâturage à définir pour la tonte de certaines parcelles et espaces verts.

Elle prévoit aussi d’acquérir des véhicules verts, de systématiser les achats groupés d’énergie verte pour les particuliers et de remplacer l’éclairage traditionnel des bâtiments communaux par du LED…

Ces mesures seront évaluées en 2020, après leur mise en route.

De quoi s’inspirer !