Menacée d’extinction, la population des baleines à bosse est quasiment restaurée

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Une étude récemment publiée estime que celle-ci aurait retrouvée 93% de sa population d’origine. Un signe du succès des mesures prises pour sa protection depuis plusieurs décennies.

Une espèce qui a échappée l’extinction

Les registres suggèrent que dans les années 1830, il y avait environ 27 000 baleines mais, après une chasse intensive, au milieu des années 1950, il n’en restait plus que 450.

En effet, la baleine à bosse était très prisée pour sa chair, son cuir et aussi sa graisse qu’on utilisait pour le chauffage et l’éclairage.

Une diminution drastique qui a failli faire disparaître cette espèce de la planète. Ce qui a conduit dans les années 1980 à l’interdiction de la chasse, ainsi qu’à la commercialisation du mammifère. Un moratoire qu’aujourd’hui, près de quarante ans plus tard, commence à porter ses fruits.

Des mesures de protection efficaces

Récemment une étude publiée par la « Royal Society », relayée par le Time, estime que la baleine à bosse a retrouvé 93 % de sa population d’origine.

Une bonne nouvelle pour les baleines mais aussi pour la biodiversité et pour l’environnement !

Les baleines à bosse qui se reproduisent au large des côtes du Brésil et habitent les eaux antarctiques pendant l’été, sont aujourd’hui aussi nombreuses qu’avant l’époque de chasse à la baleine.

Un renversement de tendance que l’on doit au moratoire interdisant la chasse commerciale de la baleine en 1986.

En éliminant la menace de la chasse, et en ayant des espaces sûrs pour survivre et prospérer, le nombre de rorquals à bosse s’est rétabli dans de nombreux secteurs.

Kirsten Thompson, scientifique marine et chargée de cours en écologie à l’Université d’Exeter
Des cétacés efficaces pour le climat

Les baleines jouent un rôle important contre le réchauffement climatique.

En effet, comme l’explique une étude réalisée par le Fonds monétaire international (FMI) et la Great Whale Conservancy (GWC), les baleines seraient de véritables pompes à carbone :

Quand une baleine meurt et sombre au fond de l’océan, elle piège 33 tonnes de CO2 en moyenne, supprimant ce carbone de l’atmosphère pendant des siècles. À titre de comparaison, un arbre, lui, n’absorbe que jusqu’à 48 kilos de CO2 par an.

Une espèce (pas vraiment) hors de danger

Si la population des baleines est quasiment rétablie, le combat est loin d’être gagné.

En juillet 2019, le Japon a repris la chasse commerciale de la baleine, après une interruption pendant plus de trois décennies.

Afin de préserver les baleines à bosse encore longtemps, des associations comme par exemple WWF, Greenpeace, Sea Sheperd, IFAW, OneVoice mènent diverses actions. Alors, n’hésitez pas à se renseigner !


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