Un drapeau LGBTI de 50 mètres fait avec crochet par des habitants cordouanes

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À l’occasion de la célébration de la Fierté LGBTI, des voisines d’un petit village de la province de Córdoba, Espagne, ont tissé un énorme drapeau arc-en-ciel.

Le projet a commencé en plein confinement. « C’est à la mi-mars que nous étions tous enfermés chez nous. Et je me suis demandé ce que nous pouvions faire », explique au journal El Pais, Verne, Carmen Zurera, une des couturières et conseillère municipale pour l’égalité d’Aguilar de la Frontera, une localité cordouane de 13.000 habitants.

Et comme on allait avoir le temps, je me suis dit qu’on pourrait préparer quelque chose pour la Gay Pride. Alors, j’ai pensé à l’un des symboles du mouvement LGBTI, le drapeau.

Durant trois mois, 13 volontaires de l’association Poley Fibromialgia de cette municipalité, la plupart âgées de 60 ans, ont confectionné un drapeau de crochet avec les couleurs du mouvement de la diversité.

Elles se sont coordonnées par l’intermédiaire d’un groupe de Whatsapp pour tisser quatre bandes de 13 mètres de long et de 2,50 mètres de large pour les unir par la suite.

Une solidarité intergénérationnelle n’est pas sans effort

Chacune des femmes participantes a été chargée de faire deux des bandes de couleurs de chaque tissu. Une tâche non sans effort à cause de leur maladie, mais pleine de solidarité, comme explique Carmen.

J’ai eu mal aux mains, à la taille, parce que j’ai une fibromyalgie. Et la même chose est arrivée à d’autres collègues, mais ça valait le coup. Nous avons la fibromyalgie et nous demandons que les gens nous comprennent, alors comme je ne vais pas les comprendre.

Le résultat est un drapeau de 50 mètres de long, qui désormais couvre et ombre une des rues principales de la municipalité.

Zurera précise que les liens au crochet, technique qui consiste à enchaîner les points jusqu’à former une chaîne, fonctionnent comme une métaphore de l’intention de la municipalité d’unir les différentes générations.

Une initiative bien reçue sur les réseaux sociaux

Depuis la publication d’un tweet par son fils Pablo de la Rosa, dans lequel il se montrait très fier du travail de sa mère et des autres tisseusses, cette initiative a été diffusée largement sur les réseaux sociaux avec plus de 71.000 « j’aime » et presque 10.000 retweets.

Pour Carmen Zurera, ce fut une grande joie de voir les voisins heureux.

Tout le monde s’accorde à dire que c’est merveilleux que les habitants de la ville, se connaissent parce qu’il y a des gens qui ont tissé un drapeau qui représente l’égalité, et qui veulent que les gens qui marchent sous drapeau soient conscients que dans ce monde, chacun.e a sa place, quel que soit son choix amoureux.

©Photo Pablo de la Rosa – Angels Rubio, une des 13 tisseuses, préparant la bande verte.

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